mercredi 28 février 2018

TPE-PME : Simplification des aides à l'embauche des apprentis


Le projet de transformation de l'apprentissage a été dévoilé début février.

Parmi les 20 mesures présentées figurent l'unification des aides à l'embauche et un ciblage particulier sur les TPE et les PME. Alors qu'aujourd'hui il existe 3 aides à l'embauche différentes et un crédit d'impôt, le projet prévoit que ces 4 soutiens soient unifiés pour que les entreprises y aient plus facilement accès.

L'aide par contrat devrait être supérieure à 6.000 € pour 2 ans, avec pour objectif que le reste à charge pour les entreprises de moins de 250 salariés soit de 65 €/mois la 1ère année, 424€/mois la 2nde année, pour les jeunes mineurs en apprentissage préparant un diplôme niveau Bac ou pré-Bac.

Pour un jeune de 25 ans préparant le même niveau de diplôme, le reste à charge devrait être de 484 €/mois la 1ère année et de 781 €/mois la 2nde année.


Sources

- Veille réglementaire AGIPI
- travail-emploi.gouv.fr

mardi 27 février 2018

Flash Marchés Financiers : 27 février 2018



Que faut-il retenir ?

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a averti jeudi que l’Union européenne devait se préparer au " pire scénario " en Italie au lendemain des élections du 4 mars. Le marché italien s'est effondré et le spread entre les obligations d'État italiennes et le Bund allemand s'est immédiatement creusé suite à sa déclaration. Les derniers sondages indiquent qu'aucun parti ou coalition n'obtiendrait la majorité absolue pour former un gouvernement. 



État du monde

La banque centrale européenne a exprimé son inquiétude quant à la volonté apparente des États-Unis de déclencher une guerre des changes. Le procès-verbal de sa réunion de janvier montre que " des préoccupations ont été exprimées concernant les récentes déclarations formulées sur la scène internationale à propos des taux de change ". Ces commentaires font suite à la déclaration du Secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin selon laquelle la faiblesse du dollar était un atout pour l'économie américaine. 




Le chiffre de la semaine : 735 millions de dollars

Le président du Venezuela Nicolas Maduro a annoncé mardi que le pays avait levé 735 millions de dollars durant la première journée de prévente de sa nouvelle cryptomonnaie pétrolière. Le pays espère que cela lui permettra de sortir de l'impasse économique en l'aidant à contourner les sanctions américaines. Toutefois, de nombreux spécialistes ne semblent pas convaincus.

lundi 26 février 2018

Travailleurs non-salariés : les revenus en hausse dans la plupart des secteurs


Une étude publiée par l'INSEE au début de ce mois analyse le nombre de travailleurs non-salariés (TNS) ainsi que leurs revenus en 2015, dernière année disponible à date.

Il en ressort que, cette année-là, la France comptait 2.7 millions de personnes exerçant une une activité non-salariée, hors secteur agricole.

Parmi elles, 29% étaient des micro-entrepreneurs (la nouvelle appellation des auto-entrepreneurs). Les TNS perçoivent en moyenne 3.340 €/mois. Un chiffre qui cache de nombreuses et fortes disparités. Ainsi, alors que les micro-entrepreneurs perçoivent en moyenne 440 €/mois, ce montant s'élève à 1.070 €/mois dans le commerce de détail hors magasins et à 8.470 €/mois pour les médecins et les dentistes.




Sources
 - www.insee.fr
 - Veille AGIPI - 19.02.2018

jeudi 22 février 2018

Jurisprudence : Parts sociales d'une SCP acquises avant le mariage puis échangées après


Lorsqu'un professionnel libéral, marié sous le régime de la communauté, a acquis des parts sociales de SCP avant son mariage, puis les a échangées suite à une fusion après son mariage, les parts reçues en échange sont des biens propres.

Un avocat avait créé une Société Civile Professionnelle (SCP) avec trois de ses confrères avant son mariage. Puis, alors qu'il était marié sous le régime de la communauté de biens, cette SCP avait fusionné avec une autre SCP. Du coup, en échange des parts sociales de la première société, il avait reçu des parts de la nouvelle SCP dont il était devenu associé avec les trois confrères initiaux et deux autres avocats. Le capital de cette nouvelle SCP était composé des seuls apports consentis aux deux SCP fusionnées.

Quelques années plus tard, lors du divorce de cet avocat, son ex-épouse avait soutenu que les parts sociales reçues en échange par son ex-mari pendant le mariage étaient des biens communs et qu'elles devaient donc être intégrées dans l'actif de la communauté à partager.

Mais elle n'a pas obtenu gain de cause. En effet, les juges ont constaté que les parts sociales de la nouvelle SCP attribuées au mari remplaçaient celles qu'il détenait dans la première SCP. Et donc qu'il s'agissait de biens propres "par subrogation" de biens propres (les parts de la première SCP étant des biens propres puisqu'elles avaient été acquises avant le mariage).

Cassation Civile 1ère - 13/12/2017 - n° 16-24772
Les Echos / Christophe Pitaud - 19/02/2018

mercredi 21 février 2018

Flash Marchés Financiers : Mardi 21 février 2018



Que faut-il retenir ?
Après les pertes liées au regain de volatilité enregistrées la semaine précédente, les places boursières ont continué à se relever la semaine dernièreJeudi dernier, les bourses américaines ont affiché leur meilleure progression sur cinq jours depuis 2011, plaçant les marchés européens en bonne position pour clôturer la semaine sur une note solide. En Asie, la plupart des marchés étaient fermés pour le Nouvel An lunaire.



État du monde
Cyril Ramaphosa a été élu président d'Afrique du Sud jeudi dernier, au lendemain de la démission de son prédécesseur Jacob Zuma, éclaboussé par les scandales. Dans le sillage de cette annonce, le Rand a bondi pour atteindre quasiment son plus haut niveau depuis trois ans, cette hausse traduisant l'espoir que le nouveau président parvienne à redresser l'économie moribonde du pays, dont la croissance a atteint en moyenne 1,6 % depuis l'arrivée au pouvoir de Zuma en 2009.



Le chiffre de la semaine : 1961

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a reconduit le gouverneur de la Banque du Japon Haruhiko Kuroda pour un nouveau mandat, première fois depuis 1961 qu'un gouverneur sert deux mandatsCette nomination signale la volonté de M. Abe de faire sortir l'économie du pays de la déflation et de poursuivre son programme de relance au cours des cinq prochaines années.

Éclairage
Reconnaissance mutuelle - cadre juridique entre deux pays ou blocs facilitant la reconnaissance conjointe des régimes de réglementation et de surveillance de chacun. La semaine dernière, les médias ont laissé entendre qu'un tel arrangement serait probablement proposé par le gouvernement britannique pour tenter de préserver les conditions actuelles dont jouit la City auprès de l'Union européenne en termes de relations et d'accès.



Prochaines échéances
Une réunion de l'Eurogroupe s'est tenue hier, tandis que le Conseil " Affaires économiques et financières " (Ecofin) de l'UE se réunit aujourd'hui. Les données relatives aux indices des prix à la consommation suédois et irlandais seront également publiées ce jour, tandis que la zone euro publiera mercredi ses propres données PMI. Vendredi, le Premier ministre canadien Justin Trudeau achèvera sa première visite officielle en l'Inde, dont l'objectif est d'établir de meilleures relations commerciales entre les deux pays.


mardi 20 février 2018

Jurisprudence : Le Président d'une SELAS peut-il déduire les cotisations Madelin s'il exerce dans la structure une activité professionnelle ?


Le Conseil d'Etat, saisi d'une contestation concernant la déductibilité des cotisations Madelin pour le Président d'une SELAS (société d'exercice libéral par actions simplifiées), a rendu un arrêt (CE 08.12.2017 n° 409429) qui vient en préciser les règles.

Dans les faits, le contribuable était gérant majoritaire d'une SELARL et déduisait les cotisations Madelin dans la mesure où il était bien considéré comme un travailleur non salarié. Une difficulté est survenue lorsque la forme sociale a été modifiée au profit d'une SELAS.

Rappelons que l'article L.311-3 23° dispose que les présidents de sociétés d'exercice libéral sont affiliés au régime général. Dans la mesure où ils sont donc affiliés au régime général, les présidents de SELAS ne devraient pas pouvoir bénéficier des dispositions de la Loi Madelin, réservées aux TNS.

Il existe toutefois une particularité pour les sociétés d'exercice libéral.

La Cour de Cassation avait déjà jugé en ce sens à propos de l'immatriculation à la Caisse d'Assurance Vieillesse des Professions Libérales d'un président de laboratoire qui exerçait au sein d'une SELAFA, précisant qu'il convenait d'opérer un cumul de l'immatriculation à la Caisse pour son activité libérale et l’assujettissement au régime général concernant les fonctions de mandataire sociale (Cass. Civ. 20.06.2007 n° 06-17.146).

Lorsque l'activité est exercée dans une SELAS, le président peut être assujetti à une obligation de double affiliation :

  • au régime général pour la rémunération perçue au titre de son mandat social
  • à la caisse d'assurance vieillesse des professions libérales pour l'activité professionnelle distincte du mandate social
Or, il convient de vérifier si, en plus du mandat social, le président n'exerce pas "une activité professionnelle dans des conditions ne traduisant pas l'existence d'un lien de subordination à l'égard de la société, les rémunérations perçues à ce titre conservant la nature de BNC et étant assujettis à l'IR dans la catégorie correspondante. Il en résulte qu'il peut déduire de ces rémunérations les cotisations d'assurance Groupe mentionnées à l'article 154 bis du CGI qu'il verse au titre de cette activité". Si tel est le cas, cette activité est libérale et le contribuable conserve la possibilité de déduire les cotisations Madelin au titre de cette activité.

En d'autres termes, si le dirigeant d'une SELAS perçoit une rémunération au titre de son activité libérale et qu'il est affilié au régime social des TNS, il pourra bénéficier des dispositions de la Loi Madelin pour cette activité. Mais s'il ne perçoit qu'une rémunération au titre de son mandat social, il ne pourra pas en bénéficier.

Pour aller plus loin, rappelons que peuvent déduire les cotisations Madelin les dirigeants de sociétés percevant des traitements et salaires s'ils sont mentionnés à l'article 62 du CGI (notamment les gérants majoritaires de SARL et les gérants de SELARL), mais également les autres dirigeants percevant des traitements et salaires à la condition qu'ils perçoivent en sus des BIC et/ou des BNC pour l'exercice d'une activité libérale.







lundi 19 février 2018

Comprendre la Loi de Finances 2018 : la suppression de l'anonymat fiscal


Certains bons ou contrats peuvent être souscrits sous la forme anonyme. Dans cette hypothèse, le bénéficiaire n'autorise pas l'établissement payeur à communiquer son identité ou son domicile fiscal à l'administration fiscale. Il s'agit :

  • des Bons du Trésor
  • des Bons de Caisse émis par les Etablissements de crédit soumis au prélèvement sur option
  • des Bons ou Contrats de capitalisation souscrits auprès de sociétés de capitalisation
En contrepartie de l'anonymat fiscal, la fiscalité est pénalisante. Les intérêts des bons ou contrats sont soumis:
  • à un prélèvement libératoire de 60%, auquel s'ajoutent les prélèvement sociaux (PS) quelle que soit la durée du contrat
  • à un prélèvement spécial de 2% sur la valeur nominale des bons, prélevé au moment du versement des intérêts.
Désormais, la Loi de Finances pour 2018 supprime le régime de l'anonymat fiscal pour les intérêts versés à compter du 1er janvier 2018.